Tiki sculpté dans un billot de bois brut

by Dom

J’adore l’esthétique graphique de la culture polynésienne et j’aime beaucoup le travail des tatoueurs qui pratiquent le Patu Tiki .

Naturellement, au fil de mes pérégrinations sur Pinterest, ils ont fini par apparaître dans mes suggestions : Les Tiki sculptés dans de belles pièces de bois.

Et du coup ça tombait bien car j’avais de beaux billots d’acacia sous le coude (selon mes informations, et si quelqu’un le sait qu’il n’hésite pas à confirmer … ou pas 🤪).

C’est donc plein d’enthousiasme que je me suis lançé dans la réalisation d’un Tiki « sculpté », même si traditionnellement celui-ci est généralement travaillé dans le palmier ( ça c’était pour le volet culturel du sujet 😉).

Le matos utilisé :

– 1 feutre

– 1 meuleuse d’angle avec une lame bois

– Au moins 1 ciseau à bois (mais plusieurs de tailles différentes c’est quand même mieux).

– des feuilles de ponçage de différents grains pour les finitions 😂.

– 1 dremel avec de quoi poncer

Déroulement du projet :

1. Tout commence Par un dessin

Au départ , bien évidement, il faut dessiner le visage complet pour avoir une vue d’ensemble de ce que l’on veut,  des proportions correctes et un tracé à suivre pour la coupe. J’ai fait ça grossièrement au feutre (voir photo 1).

2. Premières entailles

Ensuite c’est la découpe des grandes lignes. Dans les vidéos que l’on trouve sur le net, certains y vont à la tronçonneuse 😱 et se débrouillent très bien d’ailleurs!!

Pour ma part, il m’a paru délicat de suivre des traits de façon relativement propre avec cet outils 😬 . J’ai donc opté pour la petite meuleuse d’angle qui me semblait plus facilement maniable.

Équipée d’une lame bois 12 dents ( Disque à tronçonner le bois TIVOLY pour meuleuse 115 mm, 21€ chez Leroy Merlin ), j’ai donc creusé les grandes démarcations du visage à la meuleuse (voir photo 2).

3. Creuser les détails

Il faut après cela un peu d’huile de coude et creuser les volumes à l’aide des différents ciseaux.

Pour ce projet j’ai gardé l’écorce du bois car il était encore frais, et celle-ci ne se décollait pas naturellement . Je l’ai donc intégrée au découpage des volumes.

J’avoue que les couches de l’écorce plus souple que le cœur du bois, ont rendu le travail plus facile, mais le maintien de l’écorce est fragile et il faut veiller à ne pas tout arracher. 

Et à force de patience, les traits du Tiki commence à s’affiner.

4. Affinage des traits

Pas de secret encore à dévoiler ici, il faut poncer, poncer, poncer …. du grain 80 au 240 pour une finition tout en douceur !

Je me suis amusé à teinter la surface de l’écorce du contour des yeux et de la bouche pour en accentuer le contraste.

La teinte étant réalisée à base de paille de fer dissoute  dans du vinaigre d’alcool.

5. La finition

Le degré de finition ne va dépendre que du temps que l’on peut y consacrer. Çà peut durer un moment, mais il faut savoir s’arrêter quand même.

Quand le rendu parait satisfaisant, il faut protéger le bois.

Comme mon Tiki n’est pas voué à être exposé à l’eau, même s’il va prendre sa place en extérieur, j’ai choisi de le traiter avec de l’huile de lin après l’avoir laissé séché un peu sous serre ( car il était vraiment frais ).

Il faut donc le saturer d’huile, que celle-ci pénètre un maximum dans le bois afin de lui assurer une bonne protection et donc une bonne longévité.

Il trône désormais sur un coin de mon bar d’été, garant de la sécurité du lieu 😉 !

 

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